Si les écrits de Marguerite de Navarre et de son protégé, Clément Marot dessinent des parcours personnels, ils témoignent, à leur manière, de cette vigoureuse langue française qui découvre pendant la Renaissance sa force et son charme.
Gerold Schumann, metteur en scène : « De simples voix, au départ. Il y a là deux femmes et deux hommes qui dévoilent peu à peu la situation initiale de L’Heptaméron imaginée par Marguerite de Navarre dans son roman. Lentement des personnages se dessinent, la lecture se fait théâtrale et laisse la place au jeu ! Nos quatre voix, désormais personnages à part entière, font revivre quelques-uns des récits truculents ou poétiques qui ont ravis la cour de François 1er ».
Quand la sœur de François 1er débute la rédaction de l’Heptaméron, elle subit l’influence décisive de Boccace, cet auteur italien qui, avec son Décameron, avait fait rougir de plaisir ses contemporains. Mais, en fidèle amie du poète Clément Marot, elle apporte à son récit une touche féminine et gracieuse. Dans L’Adolescence Clémentine, magnifiquement imprimée par Geoffroy Tory, Marot nous livre la confession sincère et poétique à la fois d’un jeune homme pris dans les tourments de la chair et de l’Histoire. C’est tout naturellement donc, qu’au fil de cette déambulation théâtrale, le spectateur est invité à la découverte en chant et en musique des écrits de jeunesse des deux poètes.
Lieux de représentation au château d’Ecouen Chapelle / galerie de Psyché / salle des broderies de l’Arsenal
Adaptation : René Fix Mise en scène : Gerold Schumann Accordéon : Stéphane Puc Comédiens : Céline Andréani, Emmanuelle Monteil, Michel Aymard, Thomas Segouin